Eglise Saint-Nicolas de Châteaubriant : Un journaliste de Ouest-France expulsé

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un journaliste de Ouest-France expulsé d'une eglise à chateaubriant
un journaliste de Ouest-France expulsé d'une eglise à chateaubriant

Le quotidien Ouest-France révèe ce mercredi 3 août que l’un de ses journalistes, franco-marocaine, a été expulsé par deux gendarmes de l’Eglise Saint-Nicolas de Châteaubriant en Loire-Atlantique.

Alors qu’il était venu prendre “le pouls de la communauté catholique” dans l’église de la commune de Châteaubriant en Loire-Atlantique, un journaliste franço-marocain, a été reconduit hors des murs du lieu de prière par deux gendarmes en raison de ses origines, comme le révèle le quotidien régional Ouest-France. Le journal indique que deux gendarmes sont venus le voir alors qu’il se trouvait sur le côté avec son casque et son sac posé au sol. Venu assister à la messe pour “écouter” et “prendre le pouls”, moins d’une semaine après l’assassinat d’un prêtre dans l’église de Saint-Etienne de Vouvray, deux femmes gendarmes sont venues lui demander de les suivre hors de l’enceinte du bâtiment.

Le journaliste de Ouest-France s’est dit peiné, mais pardonne

“Elles m’ont demandé si c’était mon sac et mon casque qui étaient au sol. J’ai répondu oui et elles m’ont demandé de les suivre à l’extérieur”, a expliqué le journaliste qui a tenu à rester anonyme. D’après Ouest-France, une ouaille aurait contacté la gendarmerie de la ville pour les prévenir qu’un individu “suspect” se trouvait dans l’Eglise. A la fin de la messe cependant, les paroissiens sont allés à la rencontre de ce correspondant pour le “réconforter”. Se dernier s’est dit “peiné” de la situation, mais “toujours debout”. “C’est tombé sur moi, mais je pardonne. La peur n’est pas quelque chose de raisonné. Ce qui s’est passé servira peut-être de leçon et permettra à chacun d’être plus prudent et moins jugeant afin que ça ne se reproduise plus”, a-t-il dit ensuite.

Le père Patrice Eon de l’Eglise Saint-Nicolas a tenu à présenter ses excuses au nom de la communauté catholique. “Au nom de toute la communauté chrétienne”, il a demandé à tous ses fidèles de “raison garder”, malgré le climat actuel. “Va-t-on se mettre à suspecter tout visage nouveau qui entre dans notre assemblée sous prétexte que nous ne le connaissons pas ? Entrer dans une église, qui est un lieu de paix, de recueillement, de communion, et en sortir entre deux gendarmes, alors que l’on n’a rien fait d’autre que d’être là en empathie avec une communauté catholique ébranlée par l’assassinat d’un prêtre, c’est profondément humiliant, et il y a de quoi être déstabilisé”, a-t-il écrit sur le site internet de l’église.