RDC : Un journaliste et un collaborateur de l’agence AFP libérés après 10 heures de détention

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journaliste kinshasa

Un journaliste et un collaborateur de l’AFP ont été libérés lundi soir à Kinshasa après avoir passé 10 heures en détention. Les deux hommes avaient été arrêtés par les services de sécurité de la République démocratique du Congo.

Les deux hommes, de nationalité congolaise, un journaliste photo-vidéo et un fixeur, ont été arrêtés vers 10h00 (09h00 GMT) sur le campus de l’Université de Kinshasa (Unikin).

La police de l’université les a appréhendés au motif qu’ils n’avaient pas le droit de filmer sans une autorisation, et alors même que l’AFP n’avait tourné aucune image des forces de l’ordre en train de contenir des étudiants voulant manifester contre le pouvoir.

Peu de temps avant, les deux collaborateurs de l’AFP étaient avec une équipe d’autres journalistes de l’Agence France-Presse et de la presse internationale dont ils ont été séparés alors qu’une grande confusion régnait sur les lieux.

Une situation politique tendue en République Démocratique du Congo

Un des hommes en civil escortant les policiers au début de leur interpellation s’est présenté à eux comme un membre de l’Agence nationale de renseignement (ANR).

Les deux collaborateurs de l’AFP sont ensuite passés par plusieurs services de sécurité, dont l’ANR, qui a fouillé le téléphone du vidéaste.

Les deux hommes ont subi plusieurs interrogatoires, seuls ou conjointement avant d’être libérés, vers 20h00 (19h00 GMT), sans qu’aucune charge ne leur soit signifiée. Ils ont récupéré tous leurs effets à l’issue de leur détention.

La direction de l’AFP a protesté contre ces interpellations totalement injustifiées, faisant suite à d’autres incidents similaires, et elle a appelé les autorités de RDC à garantir le droit des journalistes à exercer leur métier.

La situation politique est très tendue en RDC alors que s’achève, le 20 décembre, le mandat du président Joseph Kabila.

Placées sous surveillance policière et militaire, la plupart des grandes villes de la RDC ont tourné au ralenti lundi, des millions de Congolais ayant jugé prudent de rester chez eux alors que l’opposition conteste la volonté du chef de l’État de se maintenir au pouvoir en attendant l’élection d’un successeur.

M. Kabila est au pouvoir depuis 2001 et la Constitution lui interdit de se représenter.

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