La série britannique, diffusée sur Channel 4, est l’objet d’intenses débats. Elle décrit le cheminement d’un groupe de jeunes anglais partis rejoindre l’État islamique, sujet hautement sensible. Malgré cela, Canal+ a décidé de programmer le premier épisode ce lundi.

Une série sans concessions dans la tradition de Channel 4

Après les attentats de Barcelone et de Turku, la série The State risque de faire parler d’elle. Produite par la chaîne de télévision anglaise publique Channel 4, la mini-série réalisée par Peter Kosminsky plonge dans les esprits des jeunes britanniques fascinés par l’État islamique. Channel 4 n’en est pas à son coup d’essai en termes de sujets sensibles. Parmi ses thématiques de prédilection, la politique n’est pas en reste, avec des productions comme The Queen ou The Attack. La jeunesse est aussi abordée avec les séries désormais cultes Skins et Misfits. N’hésitant pas non plus à s’interroger sur les grandes questions de notre époque (Black Mirror), il n’est pas étonnant que la chaîne produise une série sur une jeunesse radicalisée. C’est chose faite avec The State. A un moment où les attaques terroristes continuent, ce choix n’a pas échappé à une critique sévère.

Glorification du djihadisme, timing indélicat, The State attise la polémique

Accusé de glorifier l’État islamique, voire de trouver des excuses aux djihadistes, The State est devenu un sujet de débat récurrent sur Twitter outre-Manche. Pour leur défense, les producteurs ont expliqué vouloir comprendre pourquoi de jeunes citoyens britanniques se radicalisent. La série, dotée de personnages complexes, cherche à surmonter la condamnation primaire du djihadisme. Il s’agit de donner plus de profondeur humaine à la problématique. Si cette volonté est assez bien comprise, le timing de la diffusion est aussi durement critiqué. Un aspect qui sera probablement aussi reproché à Canal+, décidément convaincu par les productions anglaises. La chaîne payante n’a en effet pas hésité à programmer la série malgré les attaques récentes en Espagne et en Finlande. Il ne reste plus qu’à regarder Canal + ce lundi 4 septembre à 21h pour se faire son propre avis.

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