La Voix du Nord, en difficulté financière, pourrait supprimer 178 emplois

0
14
la voix du nord nouvelle version

La Voix du Nord, emblématique quotidien du nord de la France, va mettre en place lourd un plan social qui se solderait par la suppression de 25% de son personnel.

Selon une source proche du quotidien, repris par Les Echos et l’AFP ensuite, La Voix du Nord pourrait très prochainement annoncer un plan social aux lourdes conséquences, puisqu’il prévoirait la suppression de 178 emplois, soit 25% du personnel du quotidien. “Un comité d’entreprise extraordinaire est convoqué le 10 janvier avec l’annonce d’un PSE (Plan de sauvegarde de l’emploi). Le chiffre du nombre de suppressions de postes est de 178 pour l’ensemble de l’entreprise sur un total de 710 et 72 pour la rédaction sur un total de 343 journalistes”, a annoncé cette source à l’AFP.

Le PDG de La Voix du Nord, Michel Nozière, s’est contenté d’annoncer la convocation d’un comité d’entreprise. “Il y a bien un CE extraordinaire le 10 janvier mais la loi prévoit qu’on ne puisse pas communiquer dans l’attente et le respect d’une communication prioritaire aux salariés parce que sinon il y a un délit d’entrave”, a-t-il expliqué.

Les journalistes de La Voix du Nord surpris par l’ampleur du plan social

L’insuffisance du chiffre d’affaires sur internet et la baisse régulière de la diffusion du quotidien en version papier a ces dernières années fortement impacté les finances du journal. La Voix du Nord est ainsi passé de 235 000 exemplaires par jour en 2013 à 225 000 en 2015, indique Les Echos. Concernant le web, les chiffres sont pourtant relativement élevés, car si l’on se fie à SimilarWeb, le quotidien en ligne rassemblerait chaque mois quelque 6 millions de visiteurs uniques. Il semblerait que cela ne soit donc pas suffisant pour remettre les comptes financiers dans le vert.

Un plan de départs volontaires serait mis en place par la direction. “Le plan n’est en soi pas une surprise mais on ne pensait pas qu’il y aurait autant de personnes concernées”, a précisé cette source à l’AFP. “Le plan est très inquiétant du fait de cette orientation presque vers le tout numérique et la manière dont les moyens humains seront déployés”, a-t-elle ajouté.